Le HCVA se renouvelle pour la mandature 2026-2031
Le Haut Conseil à la vie associative (HCVA), instance de réflexion et de proposition qui éclaire les enjeux du monde associatif, débute une nouvelle mandature. Par arrêté du 4 septembre 2026, publié au Journal officiel le 15 septembre, ses membres ont été nommés pour une durée de cinq ans.
Le HCVA, une instance au service de la vie associative
Créé en 2011, le HCVA regroupe des représentants associatifs, des personnalités qualifiées, des élus et des représentants de l’État. Il est notamment consulté sur les projets de lois et de décrets concernant le financement, le fonctionnement ou l’organisation des associations. Il formule des avis, des recommandations et publie des travaux destinés à mieux comprendre les évolutions de la vie associative pour contribuer à son développement.
Une nouvelle composition pour la mandature 2026-2031
La nouvelle mandature débutera le 4 octobre 2026 et s’étendra sur cinq ans. Elle rassemble 25 membres ayant une expérience de la vie associative et 5 personnalités qualifiées, nommées en raison de leurs compétences dans différents domaines.
Les 25 membres du HCVA
Mme Virginie BALLIF.
Mme Sarah BERTAIL.
Mme Chantal BRUNEAU.
M. Michel CATINAT.
Mme Suzanne CHAMI.
M. David CHAUFER.
Mme Coline COSSERAT.
Mme Charlotte DEBRAY.
Mme Danielle DESGUEES.
M. Guillaume DOUET.
M. Alexis GUERIT.
M. Thierry GUILLOIS.
M. Rudy JARDOT.
Mme Ann-Sophie de JOTEMPS.
Mme Kathleen MAC LEOD TREMAUX.
Mme Gabriela MARTIN.
M. Wilfried MEYNET.
M. Antoine ORTIZ.
Mme Frédérique PFRUNDER.
M. Maël POUSSET.
M. Sylvain RIGAUD.
M. Eric ROSSI.
Mme Hélène SALUDEN.
Mme Emilie SARRAZIN.
M. Tommy VEYRAT.
Les cinq personnalités qualifiées
Mme Halima BENSALAH ESSKALI.
Mme Elisabetta BUCOLO.
M. Floriant COVELLI.
M. Jean-Pierre DUPORT.
M. Patrick GIANFALDONI.
Des avis et travaux sur les grands enjeux de la vie associative
Le HCVA publie régulièrement des avis et des rapports consacrés aux enjeux qui traversent le secteur associatif :
- La valorisation comptable du bénévolat, dans lequel le HCVA se prononce en faveur d’une valorisation sur une base volontaire, laissant une place importante à une approche extra-comptable.
- Les nouvelles formes d’engagement, une réflexion consacrée aux évolutions de l’engagement bénévole et à leurs conséquences pour les associations.
- La gouvernance des associations en 2026 – Propositions pour une nouvelle approche, avis qui s’intéresse au renouvellement des responsables associatifs, au partage du pouvoir et aux différentes formes de gouvernance.
La gouvernance associative, un enjeu d'actualité
Dans son avis consacré à la gouvernance, le HCVA souligne l’évolution des formes d’engagement et la difficulté croissante à attirer des bénévoles vers les fonctions de responsabilité. Il invite les associations à réfléchir à des modes de gouvernance plus ouverts, au partage des responsabilités et à l’adaptation de leur organisation à la diversité des parcours d’engagement.

Ces réflexions trouvent un écho dans les débats actuels du secteur associatif et seront abordées lors du prochain événement co-organisé par l’Institut IDEAS et l’IDAF : « Gouvernance associative : de l’engagement à la responsabilité », le 19 novembre 2026.
Cette table ronde réunira Chantal Bruneau, vice-présidente du HCVA, et Nils Pedersen, président de la commission Engagement du HCVA, aux côtés de Laurence Lachmann, présidente de l’Entraide Scolaire Amicale, et de Bruno Gendron, président de la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France. Les échanges seront animés par Aurélie Carlier, avocate associée ESS chez ORATIO Avocats.
"Gouvernance : mettre en pratique les grands principes" par Suzanne Chami dans Associations Mode d'Emploi
Le Méthodo IDEAS, récemment dévoilé par l’Institut IDEAS, apporte une réponse concrète aux questionnements des associations sur le déploiement de leur plan d’action.
Face aux enjeux de transparence renforcée, de gouvernance à dynamiser, de financements sous pression, ou de parties prenantes à impliquer, les associations et les fondations ont besoin d’appuis concrets pour renforcer leur robustesse sans perdre en agilité.

Découvrez l’article complet de Suzanne Chami, Déléguée générale de l’Institut IDEAS, publié dans le dossier n°278 « Coopérer par une Sécurité sociale de l’alimentation » du magazine Associations Mode d’Emploi.
Le Grand dialogue des Associations & des Fondations

Dans un contexte de pressions accrues sur les financements, associations, fonds et fondations sont invités à faire entendre leur voix. Porté par Make.org Foundation et le Forum national des Associations & Fondations, ce Grand Dialogue vise à nourrir une réflexion collective et faire émerger des solutions concrètes pour renforcer leur coopération.
A qui s’adresse cette étude, qui peut y participer ?
- Fonds & Fondations
Vous travaillez au sein d’une fondation ou d’un fonds soutenant un ou plusieurs projets d’intérêt général. Vous occupez des fonctions en lien avec les associations bénéficiaires ou avec la stratégie philanthropique de votre structure et souhaitez partager les enjeux et défis rencontrés au quotidien dans l’attribution et le suivi de vos soutiens
- Associations
Vous êtes une association d’intérêt général bénéficiant de financements philanthropiques. Vous occupez des fonctions en lien direct avec les structures financeuses ou avec la stratégie de financement de votre organisation et souhaitez partager les enjeux rencontrés au quotidien dans la recherche, l’obtention et le suivi de ces soutiens.
Vous avez jusqu'au 31 août pour participer !
Des enseignements pour faire évoluer les pratiques
Les contributions alimenteront un rapport de restitution. Un événement dédié à la présentation des grands enseignements du dialogue sera organisé à l’occasion du Forum National des Associations et Fondations le 15 octobre 2026.
Entraide Scolaire Amicale reçoit le premier Prix Peters

L’Entraide Scolaire Amicale, association labellisée IDEAS, reçoit le prix du Fonds Jean et Hélène Peters, distinguant la qualité et l’efficacité de son accompagnement auprès d’enfants issus de milieux défavorisés, en difficulté scolaire, au service de l’égalité des chances.
Le premier Prix du Fonds Jean et Hélène Peters a été attribué à l’Entraide Scolaire Amicale, dont les 5000 bénévoles formés accompagnent chaque semaine autant d’enfants et jeunes issus de familles défavorisées et en difficulté scolaire. Cet accompagnement, réalisé à domicile et en lien étroit avec les parents, vise à leur donner toutes les clés de la réussite.
Le Jury a salué la qualité du dispositif d’intervention, qui se réalise de manière régulière et sur le long terme au domicile de l’enfant, et qui repose sur des bénévoles expérimentés et formés, ce qui les rend à la fois aguerris face aux problèmes rencontrés par les enfants et légitimes vis à vis des parents.
Le Jury a également souligné la gestion de l’association, qui est parvenue à croître de manière significative, en développant un réseau de 5000 bénévoles répartis sur 115 antennes couvrant l’ensemble du territoire français. Cette croissance s’accompagne d’une maîtrise des coûts de structure et d’encadrement, garantissant un coût unitaire d’accompagnement optimal.
Qu'est-ce que le Prix Peters ?
Le Prix Peters est attribué par le comité de gestion du Fonds Jean et Hélène Peters abrité à la Fondation Roi Baudouin. Ce prix d’un montant de 50 000 € et décerné avec le Centre Français des Fonds et Fondations a pour objectifs de récompenser une association partenaire dont l’action comme la gestion sont jugées particulièrement exemplaires, et de de la promouvoir auprès d’un public élargi de philanthropes.
Le Prix Peters 2026 aux Ateliers du Centre Français des Fondations
Le Prix Peters sera remis le 30 juin 2026 à 12h00, à l’ESA, à l’occasion de la 20e édition des Ateliers du Centre Français des Fonds et Fondations.

La remise du prix s’inscrira dans la plénière : « Philanthropie de conviction : comment naissent les engagements qui durent ? »
Avec la participation de :
- Jean Peters, fondateur du Fonds Jean & Hélène Peters
- Laurence Lachmann, présidente d’Entraide Scolaire Amicale
- Sarah Mariotte-Timarche, directrice générale d’Epic Foundation
Modération : Benjamin Blavier, délégué général du Centre Français des Fonds et Fondations
[17/06] Colloque "Fragilité des associations : le management associatif en tension" de l'IFMA et de l'IFROSS

Le 17 juin 2026 à Lyon, l’IFROSS-CRDMS (Université Lyon 3) et l’Institut Français du Monde associatif (IFMA) donnent rendez-vous aux acteurs du secteur pour un colloque consacré à un enjeu clé : « Fragilité des associations : le management associatif en tension ».
Pauline Boisselier, chercheuse en sciences de gestion et contributrice au programme de recherche participative de l’Institut IDEAS, apportera son éclairage sur les défis actuels et le rôle stratégique de la gouvernance associative.
L'objectif de cette rencontre
Contribuer à la structuration d’un champ de recherche encore émergent : celui de l’analyse du management des organisations associatives, à l’intersection des sciences de gestion, de la sociologie et des politiques publiques.
En réunissant chercheurs confirmés, jeunes chercheurs et acteurs du monde associatif, ce colloque vise à mettre en discussion les transformations contemporaines du secteur associatif et les tensions managériales qui en résultent, tout en valorisant les démarches de recherche participative et de recherche-intervention présentes dans ce domaine.
Mercredi 17 juin de 14h15 à 15h45 : "Thème 3 - Gouverner les associations : entre exigences institutionnelles, participation démocratique et recompositions organisationnelles"
Intervenantes :

Pauline BOISSELIER,
Maître de conférence en sciences de gestion, Université Panthéon Assas
Intervenante dans le cadre du programme de recherche “Modèles socio-économiques et création de valeur” de l’Institut IDEAS, soutenu par l’IFMA
Virginie OUIN, Directrice association PAINDAVOINE à Reims
Laetitia LETELHIEUX, Professeure sciences de gestion- université de Reims
Animatrice : Mathilde RENAULT-TINACCI, Sociologue -INJEP
Colloque "Fragilité des associations : le management associatif en tension"
de l'IFMA et de l'IFROSS
Mercredi 17 juin 2026
Mercredi 17 juin 2026
Maison Internationale des Langues et des Cultures,
Rue Raulin, Lyon
Maison Internationale des Langues et des Cultures,
Rue Raulin, Lyon
[du 23 au 25/06] 25ème Séminaire Francophone de la collecte de fonds de l'AFF
L’AFF (Association Française des Fundraisers) organise son 25ème Séminaire Francophone de la collecte de fonds qui aura lieu les 23, 24 et 25 Juin 2026 au FIAP Jean Monnet à Paris.
Rendez-vous incontournable des Fundraisers, l’Institut IDEAS est heureux d’être l’un des partenaires institutionnels de cet évènement.
25ème Séminaire Francophone de la collecte de fonds
Du mardi 23 au jeudi 25 juin 2026
Au FIAP Jean Monnet
30 rue Cabanis - 75014 PARIS
A noter : Dans le cadre du partenariat entre l’Institut IDEAS et l’AFF, un tarif préférentiel est accordé aux organismes accompagnés par l’Institut IDEAS, dans la limite de 10 places.
Offre réservée à une seule personne par organisme.
Séminaire Francophone de la collecte de fonds de l'AFF
Depuis 25 ans, le Séminaire de l’AFF accompagne les transformations d’un métier devenu essentiel à l’intérêt général. Plus stratégique, plus outillé, plus exigeant… et toujours profondément humain. Dans un contexte de mutations rapides – pression sur les modèles économiques, essor de l’IA et de la data, nouvelles attentes des donateurs – une question nous rassemble : comment continuer à agir avec justesse et efficacité, sans perdre le cœur de nos métiers ?
Le fil rouge de cette édition, cultiver le sens, nourrir la relation, vous invite à prendre du recul, interroger vos pratiques et remettre l’essentiel au centre.
Quelques chiffres
- 90 sessions enrichies et renouvelées
- 150 intervenants experts et praticiens du fundraising
- Plus de 800 professionnels de la collecte de fonds attendus
L’AFF en bref :
L’Association Française des Fundraisers est l’association des professionnels de la collecte de fonds et du mécénat. Elle a pour but de former et d’informer les fundraisers tout en leur permettant d’accéder à un réseau de professionnels impliqués. Le métier de fundraiser est en plein développement : l’AFF accompagne ces évolutions en faisant la promotion des bonnes pratiques, dans le respect d’une déontologie qui lui tient à cœur et se concrétise à travers un code de déontologie que signent tous les adhérents de l’AFF.
Campagne nationale « La France qui (se) bat » pour célébrer la force de l’engagement associatif
En 2026, France générosités et Le Mouvement associatif lancent une grande campagne nationale pour mettre en lumière ce qui fait battre le cœur de notre société : l’engagement, la solidarité et la générosité portés chaque jour par les associations et fondations. Une mobilisation citoyenne à laquelle l’Institut IDEAS s’associe pleinement et vous encourage à contribuer.
Objectif de la campagne
Révéler la place essentielle des associations et fondations dans le quotidien des Français : c’est l’ambition de la campagne « La France qui (se) bat ». À travers un récit positif, fédérateur et populaire, cette initiative entend célébrer un modèle de société fondé sur l’intérêt général, l’engagement collectif et la vitalité du monde associatif.
« Cette campagne célèbre la force des associations et des fondations, leur place essentielle dans notre pays, la beauté de leurs engagements et l’énergie vitale de celles et ceux qui les font vivre. Plus que jamais, il est indispensable d’écrire une histoire commune positive, qui nous rassemble autour de l’engagement. » – Claire Thoury, Présidente du Mouvement associatif et Philippe Paillart, Président de France générosités
Notre soutien est crucial
La mobilisation se déploiera tout au long de l’année autour de trois temps forts.
- Au printemps: Célébrer
Une célébration unique et un défi participatif, accessible à toutes les associations, feront vibrer et rassembleront les Français.
- A l’été : Incarner
Un moment symbolique fort autour des 125 ans de la loi du 1er juillet 1901, avec des temps collectifs qui auront lieu partout en France, à travers des formats accessibles, adaptables et largement diffusables.
- À l’automne : Mobiliser
L’élan se prolongera pour porter ce récit commun auprès des nouveaux élus municipaux ainsi que des candidats à l’élection présidentielle et aux législatives.
"Les organisations non gouvernementales en crise : la triple peine" par Chakib Hafiani

Découvrez l’article de Chakib Hafiani, Expert, audit et évaluation de projets internationaux, pour le dossier “Solidarité internationale – La fin d’une époque” de JurisAssociations n°734.
"Les organisations non gouvernementales en crise : la triple peine"
Le contexte international impacte directement les activités des organisations non gouvernementales (ONG), bien plus que les associations dites « classiques ».
En cause :
- la multiplication des conflits dans
plusieurs pays et leur persistance durant
plusieurs années, aboutissant à des conflits
dits figés. C’est l’urgence qui dure ; - l’accélération des changements climatiques dans plusieurs régions du monde, avec des déplacements massifs de populations ;
- enfin, l’accroissement de l’insécurité physique et sanitaire.
Tous ces facteurs – souvent concomitants – augmentent significativement les besoins de base des populations vulnérables ou victimes.
La situation géopolitique actuelle se dégradant à vue d’œil, les ONG font face à une triple crise ou défi.
Une crise financière
L’arrêt brutal de l’essentiel des programmes de l’Usaid en janvier 2025 a eu l’effet d’un tsunami. L’aide publique au développement (APD) de plusieurs pays a été réduite d’une manière drastique. Ainsi, en France, cette aide a diminué en 2025 de 37 % par rapport à 2024, en dépit des promesses de sanctuarisation.
L’impact est colossal. Ce sont des centaines de projets humanitaires soudainement arrêtés, des centaines de milliers de personnes bénéficiaires abandonnées à leur sort, et les contrats de milliers de travailleurs humanitaires interrompus. Les ONG françaises, dans leur majorité, ont perdu jusqu’à 50 % de leurs ressources, les obligeant à des licenciements. C’est un plan social d’une grande ampleur qui est en cours.
Une crise d’application du droit
Le droit international a souvent été bafoué ces derniers mois par certains pays, ceux-là mêmes qui ont contribué à en créer le cadre et les structures. Le retrait massif de la première puissance mondiale de dizaines d’organisations internationales et la remise en cause méthodique de la Cour pénale internationale et de ses magistrats envoient un très mauvais signal à tous les pays.
Les principes du droit humanitaire (humanité, neutralité, impartialité, indépendance) sont régulièrement bafoués. Des atteintes graves sont portées à la neutralité du personnel humanitaire, voire à son intégrité physique. Certains pays créent eux-mêmes des ONG « sur catalogue » pour contourner ces principes, en se donnant l’apparence d’acteurs humanitaires qui, en réalité, sont au service d’idéologies purement politiques. Enfin, certains pays ont recours à des artifices juridiques dans des semblants d’agrément pour empêcher les vraies ONG d’opérer au service exclusif des populations dans le besoin.
Une redevabilité exigeante et une conformité toujours plus étendue
La redevabilité et la conformité sont indispensables, surtout lorsqu’il s’agit de financements publics et de dons privés. Les règles et les procédures ont permis la professionnalisation des acteurs humanitaires et le renforcement de la gouvernance opérationnelle et financière des programmes humanitaires ; elles nécessitent du personnel plus nombreux, plus formé et avec des qualifications sans cesse renforcées, ainsi que des outils de gestion plus intégrés, plus sécurisés et plus coûteux. Or il est notoire que les coûts de gestion – ou ce qui est communément appelé « coûts indirects » (overhead cost) –
sont sous-financés, ce qui met les ONG sous tension budgétaire.
Malgré ce contexte ambiant, il y a des raisons d’espérer quand on voit la mobilisation exceptionnelle des ONG, la diversification des financements en cours et l’engagement de la société civile – notamment la jeunesse, très sensible aux valeurs d’universalité et d’humanité. À condition de gagner la bataille du récit. Bonne lecture !


Article paru dans le dossier “Solidarité internationale – La fin d’une époque” de JurisAssociations n°734 du 1er mars 2026.
[Publication] Guide "Agir en fundraiser responsable - Ethique et gestion des risques"
Pourquoi ce guide ? Un besoin devenu essentiel
Né d’une coopération de long terme et de compétences complémentaires entre l’Institut IDEAS et l’Association Française des Fundraisers, tout récemment devenu membre associé de l’institut, le guide “Agir en fundraiser responsable” apporte des repères concrets pour identifier les zones de vulnérabilité, prévenir les situations sensibles et renforcer la capacité de réaction des associations, fonds et fondations.
Alors que les organisations doivent composer avec des exigences éthiques renforcées, une attention accrue des donateurs et des risques de plus en plus complexes, ce guide vise à offrir un cadre clair, opérationnel et adapté aux réalités du terrain.
L’objectif : aider les fundraisers à adopter des pratiques alignées avec la mission de leurs organisations, dans un esprit d’intégrité, de transparence et de responsabilité.
Un outil concret pour sécuriser les pratiques du fundraising
Consultable en ligne, ce guide propose une lecture structurée des enjeux éthiques, des responsabilités qui encadrent le fundraising, tout en proposant une démarche pragmatique de maîtrise des risques.
Il apporte des méthodes simples, des questions clés et des outils concrets pour intégrer la gestion des risques dans la pratique quotidienne.
Le guide s’appuie également sur des retours d’expérience d’associations de tailles variées, qui partagent leurs expériences, leurs difficultés et les solutions mises en place.
« Ce guide ne prétend pas tout couvrir. Il vise à éveiller les consciences, à donner des repères, à encourager chacun à se poser les bonnes questions. Il s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent exercer leur métier avec exigence, fierté et sens »
Suzanne Chami, Déléguée générale de l’Institut IDEAS et Yaële Aferiat, Directrice de l’AFF.
Le Guide "Agir en fundraiser responsable" est disponible gratuitement
Un guide gratuit, pensé pour accompagner la montée en compétences des acteurs de l’intérêt général
Cet outil est le résultat d’une collaboration entre l’Association Française des Fundraisers (AFF) et l’Institut IDEAS, avec la contribution de Catherine Sudres, fondatrice du cabinet de conseil Causes and Co, formatrice à l’AFF et administratrice de l’Institut IDEAS.
Il s’inscrit pleinement dans la mission de l’Institut IDEAS, qui accompagne depuis 20 ans les acteurs associatifs dans l’amélioration continue de leurs pratiques, en soutenant la montée en compétence des bénévoles et salariés engagés au sein des associations, fonds et fondations.
L’AFF, de son côté, constitue le réseau des professionnels du fundraising et du mécénat engagés au service de l’intérêt général. Depuis plus de 30 ans, l’association informe, forme et fédère l’ensemble des acteurs de la collecte de fonds du secteur non lucratif.

Yaële Aferiat
Directrice de l'Association Française des Fundraisers

Catherine Sudres
Fondatrice de Causes and Co,
Administratrice de l’Institut IDEAS
et Formatrice AFF

Suzanne Chami
Déléguée générale
de l'Institut IDEAS
Envie d'en savoir plus ?
Découvrez le replay du webinaire de présentation du guide
"L'urgence de réaffirmer des convictions claires et partagées" par Suzanne Chami

Découvrez l’article de Suzanne Chami, Déléguée générale de l’Institut IDEAS, pour le dossier “Solidarité internationale – La fin d’une époque” de JurisAssociations n°734.
"L'urgence de réaffirmer des convictions claires et partagées"
Les organisations de solidarité internationale font face à un mouvement de défiance et de remise en cause inédit. Dans ce contexte tempétueux, comment redéfinir les fondamentaux qui rassemblent et motivent les personnes engagées dans l’action?
Comment s’assurer de la pertinence des choix opérés ? La réponse est à bâtir autour d’un projet associatif clair, cohérent et partagé.
Autrefois célébrées pour leur impartialité et pour leur mission, menée au nom de principes universels encadrés par le droit international humanitaire (DIH), les organisations non gouvernementales (ONG) doivent désormais faire face à une remise en cause de leur action et de son cadre juridique. Cette défiance, conjuguée à des restrictions budgétaires drastiques et à des exigences de redevabilité toujours plus élevées, les contraint à adapter leur organisation dans toutes ses dimensions.
Opérer les choix pertinents, adaptés à cet environnement
Suspension de projets, ajustements des effectifs, révision des partenariats ou encore interrogation du modèle socio-économique : les chantiers à conduire sont nombreux.
La réactivité et l’agilité sont les maîtres mots des ONG pour faire face à des changements brusques, imprévus et cumulatifs. Cette faculté d’adaptation s’inscrit néanmoins
dans un cadre de compliance et conformité toujours plus lourd, qui peut limiter ces qualités qui font leur force d’intervention. Dans cet environnement à la fois contraignant mais aussi volatil et incertain, comment garder le cap et s’assurer que l’on partage toujours la même vision et les mêmes objectifs ?
Pour traverser la tourmente, un projet associatif réaffirmé et partagé
Résultat d’une réflexion collective, le projet associatif présente la vision, la mission, les valeurs de l’association, en cohérence avec les statuts. Son mode d’élaboration – collaboratif – est le garant d’une vision partagée au sein des équipes, salariées et bénévoles, et d’actions conduites en conformité avec ses valeurs. Quand les principes et les valeurs, tenus pour universels, viennent à être questionnés, la démarche de formalisation collaborative du projet associatif permet de réaffirmer ses convictions et de redéfinir le cap face aux incertitudes.
En interne, le projet associatif fédère et mobilise les énergies et les moyens. À l’extérieur, il donne à voir et rappelle l’universalité des principes de l’action de solidarité internationale, au nom de l’intérêt général. Il redonne de la voix et de la visibilité à ceux qui en sont privés, victimes des conflits et des catastrophes.
Son élaboration sera utilement éclairée
par un travail de cartographie des parties
prenantes de l’association. Leur identification et la qualification des relations entretenues avec chacune d’elles, en termes d’influence et de pouvoir réciproques, positionnent stratégiquement la mission de l’association, de façon argumentée et objectivée. C’est aussi une analyse utile pour élaborer la stratégie partenariale et mettre en œuvre les coopérations, indispensables en temps de crise.
Après la fin, les moyens
L’exercice de cartographie des parties prenantes permet aussi de repenser le modèle socio-économique, indissociable du projet associatif. Face à la complexité accrue de la recherche de financements, cette analyse éclaire les choix à opérer et priorise les actions à mener.
En conclusion, un projet associatif clair et partagé est la clé de voûte qui permet de conjuguer exigence, professionnalisme et sens des actions. Parce que les ONG incarnent une humanité qui les dépasse, le réaffirmer au travers du projet associatif revisité est désormais une nécessité.


Article paru dans le dossier “Solidarité internationale – La fin d’une époque” de JurisAssociations n°734 du 1er mars 2026.













