[19/05] Atelier IDEAS Lab : " Quelques clés pour se lancer dans l’évaluation "

IDEASlab en visio

Atelier IDEAS Lab en partenariat avec le Mouvement Associatif

En visioconférence

” Quelques clés pour se lancer dans l’évaluation

Mercredi 19 mai 2021

de 9h30 à 11h30

Pour établir un dialogue fructueux avec leurs parties prenantes, les associations et les fondations ont besoin d’évaluer leurs missions et les résultats de leur stratégie pour engager une dynamique de changement et de progrès continu.

Quelques constats :

-Toutes les parties prenantes n’ont pas les mêmes attentes vis-à-vis de leur partenaire associatif.

-Les organes de gouvernance ont besoin d’outils pour suivre la réalisation effective et faire évoluer le cas échéant les missions de l’association.

-L’évaluation des actions menées par un organisme sans but lucratif mérite d’être communiquée en interne comme en externe.

Cet IDEAS Lab a pour objectif de répondre à ces questions :

  • Quel périmètre pour l’évaluation ?
  • Comment mettre en œuvre une évaluation cohérente avec le projet associatif et le plan stratégique ?
  • Quel type de ressources (humaines, techniques) faut-il mobiliser pour évaluer efficacement ?
  • Comment communiquer autour de l’évaluation de mes actions ?

Atelier co-animé par Marion Boinot, Responsable Projets et Partenariats au Mouvement Associatif et Jean-François Le Page, Responsable Organisation et Méthodes à l’Institut IDEAS.

Atelier organisé par l’Institut IDEAS en partenariat avec le Mouvement Associatif

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Réservé aux organismes à but non lucratif.

Inscription obligatoire. Le lien vous sera communiqué la veille du webinaire.

Les ateliers IDEAS Lab, en bref :

Ces ateliers permettent d’approfondir des thèmes majeurs du Guide des Bonnes Pratiques mais aussi de traiter des thèmes d’actualité. Les ateliers IDEAS Lab sont gratuits pour les organismes accompagnés par l’Institut IDEAS, tant en pré-label qu’en post-label. Selon les IDEAS Labs, quelques places sont ouvertes à d’autres organismes qui souhaiteraient se former ou nous rencontrer par ce biais. Une participation financière leur sera demandée.


Image d'un ordi et d'un café pour illustrer un Webinaire

[à revoir] Webinaire IDEAS : Comment vos événements peuvent-ils se ré•inventer avec le digital ?

Image d'un bureau avec un ordinateur et un café pour illustrer un Webinaire

Retrouvez en intégralité, le replay du Webinaire IDEAS

“Comment vos événements peuvent-ils se ré•inventer avec le digital ?”

du 8 avril 2021.

Programme

Comment vos événements peuvent-ils se ré•inventer avec le digital ?

Comment dynamiser vos assemblées générales, réunions, rencontres,… avec le digital ?

Webinaire animé par Sandrine Christon-Pain

Quels que soient les publics concernés, les modes opératoires (assemblées générales, réunions, tables rondes,….),  l’événementiel est très fortement impacté par la crise sanitaire.

Changements de paradigmes imposés, ce média du lien a dû se réinventer et opérer de profonds changements et mutations en un temps record.

Ce webinaire sera l’occasion de prendre le temps de l’analyse de nouveaux usages, d’appréhender quelques méthodes de mise en œuvre opérationnelle et de considérer les opportunités pour maintenir, voire (re)créer du lien avec ses publics.

Quelques éléments de contenu…

– Comment décrypter les termes «phygital» ou «hybride» ?

– Comment transforme-t-on un événement physique en digital et/ou hybride ?

– Quelles sont les technologies à maîtriser ? 

– Comment de nouveaux formats d’événements peuvent, malgré la distance, maintenir ou (re)créer du lien en cohérence avec les temps de vie de votre association ?

– Les pièges à éviter

– Peut-on parler d’opportunité ? : et si cette pandémie et ses conséquences imposaient de repenser de manière globale les interactions avec toutes les parties prenantes pour booster leur engagement ?

Photo de Sandrine Christon-Pain

Webinaire animé par Sandrine Christon-Pain, experte depuis plus de 20 ans sur le marché de l’événementiel et sur l’évolution du média événement. Sandrine est par ailleurs consultante en communication et stratégie de contenus et productrice de podcasts (dont Choose Your Impact).

Avec le soutien de Match Event.


La Fédération Handicap International obtient pour la 2ème fois le LABEL IDEAS

Le mot d'Emmanuelle Weber, directrice générale adjointe Gestion des contrôles et audits

Photo de Emmanuelle Weber, directrice générale adjointe Contrôles et Audit

« Nous sommes fiers d’être labellisé IDEAS pour la seconde fois consécutive. Ce Label exigeant témoigne des efforts conjugués à tous les niveaux de notre organisation pour être à la hauteur de nos engagements auprès des plus vulnérables. »

logo Handicap international
Logo du LABEL IDEAS avec signature

Handicap International est une organisation de solidarité internationale indépendante et impartiale, qui intervient dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes.

Œuvrant aux côtés des personnes handicapées et des populations vulnérables, Handicap International agit et témoigne, pour répondre à leurs besoins essentiels, pour améliorer leurs conditions de vie et promouvoir le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux.

Créée en 1982, Handicap International est composée d’un réseau de huit associations nationales (Allemagne, Belgique, Canada, États-Unis, France, Luxembourg, Royaume-Uni, Suisse) et d’une fédération établie en 2009.

La Fédération Handicap International assure l’animation du réseau international et la réalisation des programmes dans le monde. Les associations du réseau ont des missions distinctes et complémentaires : l’appui aux activités, la mobilisation de l’opinion publique et la recherche de fonds institutionnels et privés destinés à la mise en œuvre de la mission sociale commune.

www.hi.org

Le LABEL IDEAS : une démarche structurante et exigeante au service de l'action

Le LABEL IDEAS atteste de la qualité des pratiques en matière de gouvernance, finances et d’évaluation.

Ce label indépendant est décerné aux associations et fondations qui répondent aux exigences du Guide IDEAS des Bonnes Pratiques.

Son référentiel, construit par les parties prenantes du secteur associatif et de la philanthropie, et des métiers du contrôle, couvre les champs clés du fonctionnement d’une organisation. Il engage l’organisme dans une dynamique d’amélioration continue pour favoriser son développement et optimiser son action. Le LABEL IDEAS est la marque d’un engagement sociétal de qualité.

Il est obtenu grâce à l’accompagnement mené par les conseillers bénévoles de l’Institut IDEAS, sur la base de contrôles externes professionnels et au terme d’une audition devant le Comité Label (organe autonome).


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[08/04] Webinaire IDEAS : Comment vos événements peuvent-ils se ré•inventer avec le digital ?

Image d'un bureau avec un ordinateur et un café pour illustrer un Webinaire

Comment vos événements peuvent-ils se ré•inventer avec le digital ?

Comment dynamiser vos assemblées générales, réunions, rencontres,… avec le digital ?

Jeudi 8 avril 2021 de 9h30 à 10h30

Webinaire animé par Sandrine Christon-Pain

Quels que soient les publics concernés, les modes opératoires (assemblées générales, réunions, tables rondes,….),  l’événementiel est très fortement impacté par la crise sanitaire.

Changements de paradigmes imposés, ce média du lien a dû se réinventer et opérer de profonds changements et mutations en un temps record.

Ce webinaire sera l’occasion de prendre le temps de l’analyse de nouveaux usages, d’appréhender quelques méthodes de mise en œuvre opérationnelle et de considérer les opportunités pour maintenir, voire (re)créer du lien avec ses publics.

Quelques éléments de contenu…

– Comment décrypter les termes «phygital» ou «hybride» ?

– Comment transforme-t-on un événement physique en digital et/ou hybride ?

– Quelles sont les technologies à maîtriser ? 

– Comment de nouveaux formats d’événements peuvent, malgré la distance, maintenir ou (re)créer du lien en cohérence avec les temps de vie de votre association ?

– Les pièges à éviter

– Peut-on parler d’opportunité ? : et si cette pandémie et ses conséquences imposaient de repenser de manière globale les interactions avec toutes les parties prenantes pour booster leur engagement ?

Événement gratuit et ouvert à tous les organismes à but non lucratif.

Inscription obligatoire.

Le lien vous sera communiqué la veille du webinaire.

Photo de Sandrine Christon-Pain

Webinaire animé par Sandrine Christon-Pain, experte depuis plus de 20 ans sur le marché de l’événementiel et sur l’évolution du média événement. Sandrine est par ailleurs consultante en communication et stratégie de contenus et productrice de podcasts (dont Choose Your Impact).

Avec le soutien de Match Event.


La mesure d’impact et la gouvernance des associations : du concept aux outils

photo de Chakib Hafiani

Chakib HAFIANI vous propose un retour sur les interventions et échanges qui ont eu lieu lors du webinaire "la mesure d'impact et la gouvernance : du concept aux outils" organisé par le CSOEC et l'Institut IDEAS, en novembre dernier.

Chakib HAFIANI est Expert-comptable, Président du Comité secteur non-marchand du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables jusqu’au 14 décembre 2020.

A lire dans cet article :

L’Institut IDEAS et l’approche impact 

  • Que fait IDEAS?
  • Quel renforcement de la gouvernance est préconisé ?
  • Quels pilotage et évaluation adopter ?
  • Quelles mesures et évaluation de l’efficacité, de l’efficience et de l’impact mettre en place ? (objectif n°3 dans le guide)

Retour sur l’expérience d’une association : Les Restos du Coeur

  • Les Restos du Cœur en quelques chiffres
  • L’action des Restos du Cœur fédère toutes les générosités et génère un important effet de levier
  • Une approche concrète d’effet de levier des moyens déployés
  • Comment appréhender l’impact social ?

L’approche de l’impact social : par le F3E

  • Un outil au service de l’amélioration des actions, de l’apprentissage des organisations, de la redevabilité envers leurs parties prenantes internes et externes


[24/03] Atelier IDEAS Lab "Identifier et mobiliser mes parties prenantes"

IDEASlab en visio

Atelier IDEAS Lab en partenariat avec l'AVISE

En visioconférence

Identifier et mobiliser mes parties prenantes

Le Mercredi 24 Mars 2021

de 09h30 à 11h30

L'identification et la prise en compte des attentes de toutes les parties prenantes sont un gage de qualité de la gestion des associations.

Toutes les parties prenantes n’ont pas la même importance dans la réalisation du projet associatif.

Parce qu’une partie prenante est susceptible de peser sur la stratégie de l’entité, celle-ci doit se mettre en capacité de décrypter ses intérêts et d’évaluer son pouvoir d’influence.

La cartographie des parties prenantes permet de les qualifier et de les positionner les unes par rapport aux autres.

Cet IDEAS Lab a pour objectif de répondre à ces questions :

  • Qu’entend-on par parties prenantes ?
  • Comment identifier mes parties prenantes ?
  • Comment les qualifier, en évaluer leur influence ?
  • Quelle stratégie de communication vis-à-vis de mes parties prenantes ?
  • Comment mobiliser les parties prenantes au service de mon utilité sociale ?

Atelier organisé par l’Institut IDEAS en partenariat avec l’AVISE .

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Inscription obligatoire. Le lien vous sera communiqué la veille du webinaire.

Les ateliers IDEAS Lab, en bref :

Ces ateliers permettent d’approfondir des thèmes majeurs du Guide des Bonnes Pratiques mais aussi de traiter des thèmes d’actualité. Les ateliers IDEAS Lab sont gratuits pour les organismes accompagnés par l’Institut IDEAS, tant en pré-label qu’en post-label. Selon les IDEAS Labs, quelques places sont ouvertes à d’autres organismes qui souhaiteraient se former ou nous rencontrer par ce biais. Une participation financière leur sera demandée.


Tribune Fonda

La revue « Tribune Fonda » : un éclairage et une inspiration

En tant que « partenaire associé » de La Fonda, l’Institut IDEAS vous invite à découvrir ou redécouvrir la revue « Tribune Fonda ». Vous y trouverez chaque trimestre des éclairages inédits et inspirants sur les évolutions du monde associatif et de l’économie sociale et solidaire.

La Tribune Fonda est la revue trimestrielle la Fonda. Elle propose une exploration des problématiques qui interrogent le fait associatif et questionne l’avenir des associations.

Elle regroupe des analyses, des points de vue ou encore des présentations d’initiatives destinés à éclairer et à inspirer les responsables du monde associatif et plus largement de l’économie sociale et solidaire.

Cette revue existe au format numérique et sous la forme d’une revue imprimée. Ainsi, de nombreux articles sont disponibles gratuitement sur le site de la Fonda. Pour accéder à l’intégralité des articles dès leur publication, pensez à vous abonnez-vous.

Plus d'infos sur l'abonnement >

[19/03] Formation "devenir administrateur d'une association" par l'IEDH

L'IEDH, partenaire de l'Institut IDEAS, organise une journée de formation à destination des nouveaux ou futurs administrateurs d'association. 

L'objectif de ce stage est de permettre de définir la mission de membre du conseil d'administration dans l'association et de distinguer les missions et les périmètres d’intervention de ses différentes instances. Aussi, il permettra d'appréhender le juste positionnement vis-à-vis des acteurs de terrain, bénévoles, salariés, bénéficiaires.

“Devenir administrateur d'une association“

Vendredi 19 Mars 2021 à Paris

Intervant : Sandrine DUSONCHET, formatrice IEDH

Les organismes accompagnés par l’Institut IDEAS bénéficient de conditions préférentielles. Contactez-nous

Qu’est-ce qui m’a fait accepter cette mission ? Quelles sont mes motivations à jouer ce rôle ? Suis-je légitime ?
Comment fonctionne l’association dont je deviens administrateur ?
Quelle est ma mission comme (nouvel) administrateur d’une association ?
Comment porter mes valeurs et mes convictions tout en étant membre d’un collectif animé par une vision/un projet ?
Quelles posture et relation de travail vis-à-vis des salariés en responsabilités, des bénévoles, des partenaires ? vis-à-vis des autres membres du C.A. ?

Contenus :
  • Mes leviers de motivations, mes compétences
  • Le rôle d’administrateur vs bénévole de terrain, conseiller municipal, administrateur d’entreprise…
  • Rôle et fonctionnement du C.A. ( Cf statuts, règlement intérieur, …)
  • La dynamique collective d’un conseil d’administration
  • L’articulation avec les autres instances (assemblée générale, bureau, comité de direction, …)
  • Juste positionnement vis-à-vis des acteurs de terrain, bénévoles, salariés, bénéficiaires ( posture non hiérarchique)


"Soutenir la vie associative et son accompagnement est un impératif vital" par Philippe Jahshan

Credit photo : Coordination SUD

Interview de Philippe Jahshan , président du Mouvement associatif et ancien président de Coordination SUD.

Article paru initialement dans le dossier spécial de Juris Associations n°616 (avril 2020)

Philippe Jahshan, vous présidez Le Mouvement associatif depuis 2016. Pouvez-vous nous présenter le rôle de cette organisation ?

Le Mouvement associatif est la représentation nationale et régionale des associations de France tous secteurs confondus. C’est, à l’origine, le regroupement national des principales coordinations et fédérations associatives, de la culture et du patrimoine, de la famille, de l’éducation populaire, de l’environnement, du sport, du sanitaire et social, de la solidarité internationale, de la défense des droits, du tourisme social ou encore des associations étudiantes. Depuis 2019, il s’est ouvert à toute association nationale en plus de ses composantes fédérées. Il représente directement et indirectement pas moins de 700 000 associations en 2020.

Notre rôle est de porter, de valoriser et d’incarner ce qui fait commun à toutes les associations d’intérêt général, de défendre leur place fondamentale dans la société et de plaider pour des politiques publiques ambitieuses en faveur de la vie associative.

Pouvez-vous nous décrire le paysage associatif aujourd’hui ?

En 2020, on compte 1,5 million d’associations qui mobilisent jusqu’à 20 millions de bénévoles et emploient plus de 1,8 million de salariés. C’est un poids économique de 113 milliards d’euros. Le processus de création associative demeure très dynamique avec environ 70 000 nouvelles associations par an. Le bénévolat s’est fortement accru entre 2013 et 2017, passant de 13 à 20 millions d’individus, et la jeunesse en France fait partie des jeunesses les plus désireuses d’engagement en Europe. Cela se vérifie notamment dans le succès croissant du service civique volontaire qui ne répond qu’au tiers des demandes des jeunes.

Si on ne peut que se réjouir de cette vitalité exceptionnelle à la base, on doit aussi s’inquiéter du fait qu’elle reste très fragile. L’environnement des associations s’est fortement dégradé ces dernières années. Nous assistons à un phénomène de resserrement au sommet, souvent contraint par les nécessités économiques, et le milieu de tableau est en grande souffrance. Les associations sont soumises à des contraintes croissantes et doivent dans le même temps continuer à s’adapter à un environnement très mouvant : instabilités financières et fiscales, concurrence accrue du secteur marchand, mais aussi nouvelles formes d’engagement des citoyens accompagnées de nouvelles exigences.

Quel est le constat du Mouvement associatif sur l’évolution des pratiques associatives au regard des mutations de l’environnement ?

Notre économie a été particulièrement malmenée depuis 15 ans, il faut le dire. De fait, la prédominance du prisme concurrentiel dans l’économie, conjuguée à la baisse des financements publics, a fragilisé les acteurs associatifs, suscitant des tensions de plus en plus dures sur les moyens de concilier l’éthique et le sens du projet associatif, avec les contraintes croissantes de pérennisation des activités. Or, il faut ici rappeler, comme le dit Jean-Louis Laville, que l’économie associative n’obéit pas à une logique d’accumulation ni à un comportement dicté par les calculs de rentabilité et d’utilité individuelle, mais qu’elle met en oeuvre une activité non séparable du collectif dans lequel elle s’insère et reposant sur ses seules richesses, c’est-à-dire sur la force du travail et de l’engagement humain, qui est son premier capital.

Les associations explorent, testent, recherchent et offrent des solutions. Il faut savoir les voir, les accompagner et les aider à fleurir. Soutenir l’accompagnement et l’émergence associative est donc un impératif vital et doit constituer un axe central de nos politiques publiques. Voilà pourquoi Le Mouvement associatif a fait de l’accompagnement un de ses axes stratégiques depuis plusieurs années déjà et que j’ai tenu à réaffirmer lors de ma prise de mandat.

Proposer aux associations des moyens d’accompagnement répondant à leurs spécificités et à leurs enjeux est un levier central à activer. Pour renforcer les dynamiques associatives, leur permettre d’anticiper, de s’adapter et mieux servir les enjeux sociétaux pour lesquels elles agissent. Toute organisation, qu’elle soit publique, privée lucrative ou non lucrative, connaît des temps d’adaptation dans son cycle de vie. Ces transitions sont souvent complexes et nécessitent fréquemment d’avoir recours à un regard externe permettant de prendre le recul nécessaire sur des thématiques qui touchent bien souvent à l’ADN de l’organisation concernée. Les associations ne font pas exception à ce besoin ; il est important qu’elles en aient conscience, tout autant que les financeurs qui souhaitent soutenir le projet qu’elles portent.

Dans ce contexte, la démarche proposée par l’Institut IDEAS au travers de son guide me semble bien répondre à ce besoin d’accompagnement, notamment dans les domaines clés de la gouvernance, de la finance et du pilotage et évaluation.

Quels sont les axes prioritaires d’une politique publique ambitieuse ?

Le Mouvement associatif plaide pour le déploiement d’une grande politique de soutien à la vie associative et à ses capacités d’initiatives collectives, comme un axe central au coeur du contrat social. Nous avons proposé que cette politique soit établie autour de quatre grands investissements, faisant du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) un instrument structurel de soutien à la vie associative, tous secteurs confondus, comme un grand fonds d’économie mixte pouvant recueillir des moyens de l’État et des moyens privés, et via une gouvernance partagée avec les représentations associatives, pour permettre : „ „

  • l’investissement redoublé pour la formation des bénévoles et pour le soutien à l’emploi associatif ;
  • l’investissement pour le développement associatif dans les territoires ;
  • l’investissement pour l’accompagnement et la structuration de la vie associative et des têtes de réseau ;
  • l’investissement pour l’évaluation et le suivi de qualité.

Nous avons aussi besoin d’une reconnaissance plus grande et plus affirmée des spécificités de notre modèle socio-économique parce que l’économie, pour qu’elle se déploie, doit être comprise dans ce qu’elle est. Nourris par les travaux de recherche et d’outillage de nombreuses structures, nous avons constaté que la diversité des modèles et leur résistance à toute standardisation font force de règle, tout en permettant de faire émerger trois piliers communs et devant être pensés ensemble : celui des leviers financiers, celui des richesses humaines et celui des alliances.

Une conclusion ?

Pour mener à bien leurs missions, les associations doivent aujourd’hui composer avec un environnement et un contexte politique, social, économique et technologique plus complexes, plus durs, qui s’accélèrent et qui sont marqués par de profondes mutations.

Il est temps de rééquilibrer la balance : la libéralisation économique ne peut se penser sans la consolidation dans le même temps des filets de solidarité et de redistribution. Elle ne peut se penser sans la nécessaire garantie démocratique de ce qui est commun à tous et qui fait intérêt général. L’Observatoire des inégalités l’avait déjà pointé dans son rapport de 2017, les inégalités s’accroissent et des territoires entiers ont perdu tout accès aux services publics de base ou aux services médicaux : seules les associations permettent encore de faire lien, en réponse à un sentiment croissant d’injustice et d’isolement. Alors, il faudra continuer à agir pour que, dans le même temps, nous tenions haute l’exigence de responsabilité sociétale qui doit être celle de nos organisations et je veux d’ailleurs me féliciter de l’intégration des exigences de la responsabilité sociétale des organisations par l’Institut IDEAS dans sa nouvelle version de son « Guide des bonnes pratiques », tout en agissant pour rendre pleinement visible la valeur sociétale que nous produisons. Cela pour redonner une pleine place à l’économie associative, comme une économie d’avenir, solidaire et non lucrative, indispensable aux côtés de l’État et du marché.

Entretien avec Isabelle Gougenheim et Suzanne Chami, IDEAS

Article paru initialement dans le dossier spécial de Juris Associations n°616 (avril 2020)

Lire le dossier spécial de Juris Associations

Photo de Suzanne Chami

« Le secteur associatif répond pleinement aux enjeux de notre société » rappelle Suzanne Chami

Photo de Suzanne Chami

Lors d’une interview pour la Fondation Entreprendre, Suzanne Chami, Déléguée générale de l’Institut IDEAS, est revenue sur le rôle clé des associations et des fondations en période de crise et conclut positivement que « le secteur associatif joue pleinement son rôle dans notre économie, ayons confiance dans sa capacité à répondre aux enjeux de notre société ».

Dans un contexte marqué par l’incertitude, l’Observatoire du Don en Confiance a révélé une baisse généralisée de la confiance, qui atteint les associations et fondations. Ce constat illustre le décalage entre la forte mobilisation du secteur associatif pendant la crise sanitaire et la perception de celle-ci par les Français. De plus, l’étude COVID-19 de l’Admical indique que 95% entreprises interrogées se sont largement mobilisées.  Le budget mécénat a également augmenté de 31% pour faire face à l’urgence.

Quel est votre regard sur ce décalage ?

Le titre du sondage effectué pour l’Observatoire du Don en Confiance, le dit clairement : « la France traverse une crise de défiance » et le constat c’est que cette crise n’épargne pas les associations. Ce résultat doit nous alerter bien sûr mais on peut aussi mettre ce sondage au regard de la formidable mobilisation constatée pendant le confinement : les Français ont largement répondu présents lors des appels à bénévoles et des appels à dons ciblés sur les causes en lien avec la crise sanitaire.

On peut donc distinguer la confiance de la capacité d’engagement. Le citoyen a démontré qu’il croit encore au projet collectif et qu’il souhaite y prendre part, soit au travers du bénévolat, soit au travers du don financier. Il revient donc aux associations de capitaliser sur cette solidarité active, pour entretenir et accroitre le lien de confiance, toujours fragile. La publication récente du Baromètre du mécénat de compétences montre une accélération de l’engagement citoyen en 2020, autre signe encourageant, qui doit nous rassurer. Le budget total du monde associatif représente 113,3 milliards d’euros, soit 3,3% du PIB, selon la dernière enquête de Viviane Tchernonog et Lionel Prouteau. Il tient une place importante dans notre économie !

L’enjeu aujourd’hui est de renvoyer une image forte et positive sur les acteurs de la solidarité, parce qu’ils irriguent notre société du berceau à la fin de notre vie ! N’oublions pas que 50% des crèches, 10% de nos hôpitaux, 90% des structures accueillant les enfants porteurs de handicaps, 90% des établissements culturels, et les ¾ des structures dédiées au seniors sont gérées par des associations.… Or on sait combien le travail sur l’image est long, incertain, et demande des moyens dont ne dispose pas le secteur associatif.

Car les associations sont confrontées à une double injonction contradictoire : toujours mieux répondre aux besoins sociétaux qui ne cessent d’augmenter alors que les moyens financiers sont toujours plus difficiles à trouver et que le niveau d’exigence des donateurs est toujours plus fort !

Le Label IDEAS est un véritable tiers de confiance pour les donateurs et mécènes.

En quoi ce travail de labélisation est-il essentiel ?

La labellisation proposée par IDEAS est spécifique à bien des égards, et notamment, car elle intervient au terme d’un processus long et exigeant d’accompagnement à la montée en compétences de l’organisation.

Le travail de labellisation est essentiel car il engage l’organisme candidat dans une démarche d’amélioration continue, grâce au Guide des Bonnes Pratiques IDEAS qui en fixe le cadre et le cap, et grâce à l’accompagnement des conseillers bénévoles, dans la durée. En effet, une mission de labellisation dure en moyenne 18 mois et se poursuit pendant les 3 ans que dure le Label IDEAS. La Fondation Entreprendre a d’ailleurs obtenu, pour la deuxième fois consécutive, le renouvèlement de son label en décembre dernier.

Par ailleurs, pour jouer pleinement son rôle de tiers de confiance, le Label IDEAS s’appuie sur des missions de contrôles réalisées par des professionnels indépendants.

Le Label IDEAS est donc la marque d’une organisation fiable, en mouvement, qui s’interroge et sollicite un regard externe pour s’adapter toujours mieux à l’évolution des enjeux sociaux. La vocation première du Label IDEAS est de donner à voir la qualité et le professionnalisme des associations, des fondations et des fonds de dotation.

Il s’agit de faire entendre un message positif sur les associations, les fondations, qui placent l’exigence au cœur de leur engagement solidaire, pour apporter les meilleures réponses aux besoins sociétaux.

 

Enfin, quels messages souhaiteriez-vous adresser en cette période difficile liée à la crise COVID-19 ?

La crise Covid-A9 a révélé la grande vulnérabilité de notre économie. On l’entend et on le constate tous les jours un peu plus, elle creuse terriblement les inégalités sociales. Parallèlement, nous (re)découvrons aussi la capacité de réponse et d’innovation des acteurs de la solidarité, en première ligne pour faire face aux besoins toujours plus criants. Soulignons que le tissu associatif est le premier lieu de recréation du lien social pour lutter contre les inégalités, la précarité…

Au travers des nombreuses initiatives associatives, nous voyons émerger, se consolider, de nouvelles façons d’agir, de nouvelles dynamiques de coopération, inter-acteurs, qui mettent l’entraide et l’intelligence collective au cœur de leurs modèles. Cette aptitude à « faire ensemble » est essentielle pour permettre la résilience de notre société et de ses citoyens qui aspirent à une nouvelle hiérarchie des valeurs, sociale et environnementale avant tout.

L’enjeu est donc de soutenir, d’encourager ces initiatives chacun dans son rôle : pouvoirs publics, entreprises, mécènes, citoyens, pour répondre à cette aspiration à une société plus juste, refondée sur la solidarité. C’est bien le rôle d’une fondation telle que la Fondation Entreprendre et de l’institut IDEAS qui ont en partage cet objectif commun : servir l’intérêt général !