[16/04] Atelier IDEAS Lab : "Comprendre et anticiper l’engagement de demain"
Inscription obligatoire / Réservé aux organismes à but non lucratif
Gratuit pour les organismes accompagnés par l’Institut IDEAS
Lors d’un atelier participatif, la Fonda partagera ses enseignements en matière d’engagement et vous proposera de se projeter à l’horizon 2040 : comment la société de l’engagement peut-elle évoluer, et comment y préparer nos structures ?
Déroulé de l’atelier :
Temps 1 :
• Cerner le halo de l’engagement aujourd’hui
• Valoriser vos observations dans vos organisations en la matière
Temps 2 :
• Travailler en sous-groupes sur différents scénarios afin d’identifier les menaces et les opportunités pour nos organisations à l’horizon 2040
• Identifier les marges de manœuvre face à la variété de l’engagement
Intervenante

Hannah Olivetti,
Cheffe de projet prospective à la Fonda
Les ateliers IDEAS Lab, en bref :
Ces ateliers de formation permettent d’approfondir des thèmes majeurs du Guide des Bonnes Pratiques mais aussi de traiter des thèmes d’actualité. Les ateliers IDEAS Lab sont gratuits pour les organismes accompagnés par l’Institut IDEAS, tant en pré-label qu’en post-label. Selon les IDEAS Labs, quelques places sont ouvertes à d’autres organismes qui souhaiteraient se former ou nous rencontrer par ce biais. Une participation financière leur sera demandée.
Comment être informé des prochains IDEAS Lab ?
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L’Institut IDEAS célèbre ses 20 ans
Qu'apporte l'Institut IDEAS depuis 20 ans ?
20 ans au service du dialogue fertile
entre associations, financeurs, institutions
20 ans au service de la montée en compétences
des personnes engagées au sein des organismes à but non lucratif
20 ans aux côtés de tous les acteurs de l’intérêt général
...
C'est vous qui en parlez le mieux.
[13/03] Intervention de l'Institut IDEAS à la 19e conférence fundraising dans l'ESR et la santé de l'AFF

L’Association Française des Fundraisers organise sa 19ème conférence fundraising dans l’ESR et la santé les 12 et 13 mars 2025 à Paris.
L’Institut IDEAS est heureux d’animer l’atelier “La cartographie des risques : un outil pour gérer collectivement les risques” lors de ce rendez-vous incontournable des Fundraisers.
Une programmation riche et variée
Le rendez-vous incontournable pour toutes celles et ceux qui œuvrent à développer les ressources privées dans les secteurs de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, de la Santé et du Médico-Social : 300 professionnels, 60 experts, et un éventail de formats interactifs pendant deux jours : tables rondes stratégiques, ateliers pratiques, master classes immersives… Chaque session est conçue pour offrir des outils concrets, des retours d’expérience inspirants, et des méthodologies innovantes.
Jeudi 13 mars de 14h à 15h30 : Atelier "La cartographie des risques : un outil pour gérer collectivement les risques"
Nous vous proposons un atelier interactif afin de découvrir une méthodologie et un outil puissant qui vous permettront de prévenir les risques majeurs encourus par votre organisation et les impacts que cela peut avoir dans le domaine du fundraising, de l’image et de la réputation de votre organisation.
La cartographie des risques est un exercice qui vous permet d’évaluer au sein de votre une organisation les principaux risques, de définir leur criticité et surtout d’anticiper les réponses collectives à apporter.
*Cartographie des risques : outil réalisé par l’Institut IDEAS
Intervenants :
Catherine Sudres : Fondatrice du cabinet Causes and Co et Administratrice de l’Institut IDEAS
Jean-François Le Page : Conseiller, Pilote de mission et Membre du Comité Expert de l’Institut IDEAS
19e conférence fundraising dans l'ESR et la santé de l'AFF
Du mercredi 12 au jeudi 13 mars 2025
Du mercredi 12 au jeudi 13 mars 2025
Lieu : FIAP Jean Monnet,
Lieu : FIAP Jean Monnet,
30 rue Cabanis, 75014 Paris
30 rue Cabanis, 75014 Paris
#AFF
[Recrutement] Chargé(e) de communication, en alternance
L’Institut IDEAS recrute son/sa futur(e) chargé(e) de communication, en alternance.
Vous êtes à la recherche d’une alternance en communication pour la rentrée 2025 ?
Vous souhaitez appliquer et enrichir vos compétences en stratégie de marque, marketing, réseaux sociaux, création de contenus, événementiel… ?
Vous avez envie d’approfondir vos connaissances sur le secteur associatif ?
Vous souhaitez rejoindre une association dynamique et travailler au sein d’une équipe passionnée ?
Rejoignez-nous !
10 600 téléchargements du Guide IDEAS !

Avec 10 600 téléchargements depuis sa refonte, le Guide IDEAS confirme son rôle essentiel : un outil pratique et reconnu pour aider les organismes à but non lucratif à se structurer, se développer et gagner en efficacité.
Qu'est ce que le Guide IDEAS ?
Le Guide IDEAS est un outil méthodologique conçu pour accompagner les organismes à but non lucratif dans une démarche d’amélioration continue. Il est disponible gratuitement pour encourager les associations et fondations à s’en saisir pour structurer et optimiser leur organisation.
Un Guide pour une optimisation à 360°
Le Guide est structuré en 3 thèmes principaux, déclinés en 14 objectifs et 90 bonnes pratiques, offrant une vue d’ensemble du fonctionnement d’un organisme à but non lucratif.
Grâce à cette approche à 360°, les utilisateurs peuvent ainsi renforcer chaque dimension de leur organisation dans une démarche d’amélioration continue.
Cette organisation thématique permet de suivre un parcours structuré et progressif.
Voici les 3 thèmes abordés :
– Gouvernance : ce thème présente les pratiques liées à la gestion des organes de gouvernance, la définition des fondamentaux associatifs, l’éthique et la transparence, ainsi que la gestion des risques et des ressources humaines.
– Finances : le deuxième thème porte sur les pratiques financières, en mettant l’accent sur la comptabilité, la transparence des informations financières et l’optimisation de la gestion budgétaire.
– Pilotage & Évaluation : enfin, ce dernier thème aborde le suivi des actions à travers des indicateurs de performance, l’évaluation de l’impact social et l’utilisation d’outils de pilotage adaptés.
Un Guide co-construit
Fruit d’une large concertation, le Guide IDEAS est le premier référentiel qui fait converger les besoins en structuration des organismes à but non lucratif et les attentes des financeurs. Conçu par un Comité Expert constitué de personnalités qualifiées aux compétences variées, le guide est un cadre méthodologique adapté aux différentes réalités du secteur.
L'association CAMELEON obtient pour la 2ème fois le Label IDEAS
Le mot de Laurence Ligier, fondatrice directrice de l'association CAMELEON

« Nous sommes fiers d’être labellisés IDEAS pour la deuxième fois consécutive. Pour nous, c’est une reconnaissance du travail remarquable et impactant de nos équipes, de la qualité de notre gouvernance, de l’efficacité de nos actions toujours plus innovantes, et d’une gestion financière rigoureuse et transparente. Cette reconnaissance témoigne de l’engagement constant de nos équipes dans une démarche d’amélioration continue. Elle reflète notre volonté de consolider et pérenniser nos pratiques pour accompagner toujours plus d’enfants et répondre encore mieux à leurs besoins. Merci à nos conseillers IDEAS et au Comité Label pour leur confiance. »


Découvrir l'association CAMELEON
Aux Philippines, CAMELEON accueille, protège, accompagne et scolarise des jeunes filles, âgées de 5 à 24 ans, victimes de violences sexuelles. Pour faire évoluer les mentalités et renforcer la protection de l’Enfance, CAMELEON réalise des actions de sensibilisation, de prévention et de plaidoyer auprès des populations et autorités locales, tout en accompagnant l’éducation des enfants et la formation professionnelle des jeunes jusqu’à l’accès à l’emploi. Elle favorise le développement socio-économique des familles.
En France, CAMELEON intervient dans des établissements scolaires et périscolaires, avec une démarche d’éducation à la citoyenneté pour sensibiliser les élèves aux droits de l’Enfant, à la prévention des violences, à l’égalité filles-garçons et à la solidarité internationale. Des actions de sensibilisation et de plaidoyer sont également menées dans le but d’éveiller les consciences sur les violences sexuelles auprès du grand public, des institutions et des pouvoirs publics.
Le LABEL IDEAS : une démarche structurante et exigeante au service de l'action
Le LABEL IDEAS atteste de la qualité des pratiques en matière de gouvernance, finances et d’évaluation.
Ce label indépendant est décerné aux associations et fondations qui répondent aux exigences du Guide IDEAS des Bonnes Pratiques.
Son référentiel, construit par les parties prenantes du secteur associatif et de la philanthropie, et des métiers du contrôle, couvre les champs clés du fonctionnement d’une organisation. Il engage l’organisme dans une dynamique d’amélioration continue pour favoriser son développement et optimiser son action. Le LABEL IDEAS est la marque d’un engagement sociétal de qualité.
Il est obtenu grâce à l’accompagnement mené par les conseillers bénévoles de l’Institut IDEAS, sur la base de contrôles externes professionnels et au terme d’une audition devant le Comité Label (organe autonome).
Un Esprit de Famille rejoint l’Institut IDEAS en tant que membre associé
Février 2025


Un Esprit de Famille rejoint le collège des membres associés de l'Institut IDEAS
“Nous sommes ravis d’accueillir Un Esprit de Famille comme membre associé de l’Institut IDEAS. Partageant une vision et des valeurs communes, cette adhésion va renforcer nos synergies.” déclare Marie-Bernard Delom, Présidente de l’Institut IDEAS. Elle précise que “la création du Collège des membres associés, en 2024, illustre la volonté de l’Institut IDEAS de travailler collectivement avec les acteurs engagés dans le renforcement de la qualité des pratiques associatives et philanthropiques.“
Un Esprit de Famille partage avec l’Institut IDEAS une volonté commune de professionnaliser et d’accompagner les structures philanthropiques dans leurs actions. Jean-François Rambicur, vice-président d’Un Esprit de Famille et fondateur de la Fondation ARCEAL, témoigne : “Pour Un Esprit de Famille, rejoindre l’Institut IDEAS s’inscrit dans sa volonté de continuer de contribuer à professionnaliser le travail des fondations familiales et des associations qu’elles soutiennent, au service de l’intérêt général. Nous aurons ainsi plus d’impact grâce à la compréhension et à la dissémination de bonnes pratiques en matière de gouvernance, de gestion financière et d’évaluation. La philanthropie familiale souhaite prendre toute sa place dans l’écosystème de l’intérêt général. L’Institut IDEAS y joue un rôle important pour l’amélioration et la qualité du fonctionnement des associations qui œuvrent avec le soutien des fondations familiales.“
Avec cette nouvelle adhésion, l’Institut IDEAS continue d’enrichir son Collège de membres associés et de renforcer son réseau d’acteurs engagés.
Un Esprit de Famille, en bref
Un Esprit de Famille rassemble les structures philanthropiques (fonds, fondations ou associations), créées par des personnes physiques ou des familles.
Créée en 2012, l’association permet à ses membres d’optimiser leurs pratiques, de renforcer leurs moyens et compétences pour soutenir des projets ou associations, et d’encourager le développement de la philanthropie privée par le témoignage et le soutien. L’association est la seule organisation à représenter les grands donateurs individuels en France et porte ainsi leur volonté de contribuer à l’intérêt général, et en collaboration avec les pouvoirs publics.
Un Esprit de Famille en quelques chiffres :
150 structures membres.
2 antennes régionales : Grand Sud (Marseille) et Grand Ouest (Nantes).
8 cercles de travail : Citoyenneté, Culture, Education, Environnement, Handicap, Insertion professionnelle, Jeunes / 2ème génération, Vulnérabilités.
Plus d’infos : www.unespritdefamille.org
Et si vous rejoigniez l’équipe des conseillers bénévoles IDEAS ?
Leur mission : accompagner les collaborateurs, bénévoles et salariés, des organismes à but non lucratif pour améliorer leurs pratiques de gouvernance, de gestion financière, de pilotage et d’évaluation.
La prochaine session de formation des nouveaux conseillers aura lieu en mars 2025. Candidatez dès à présent pour la rejoindre !

L’action des 180 Conseillers bénévoles s’inscrit dans la démarche de renforcement des capacités d’action proposée par l’Institut IDEAS aux associations, fondations, et fonds de dotation. L’objectif est de leur permettre d’obtenir Le Label IDEAS.
L’Institut IDEAS offre à ses conseillers bénévoles une formation complète sur les 90 bonnes pratiques du Guide IDEAS, ainsi qu’une « boite à outils » méthodologiques. Les conseillers sont également conviés régulièrement à des ateliers thématiques leur permettant de développer et renforcer leurs compétences et leurs connaissances sur les enjeux et les spécificités du secteur associatif.
Profil d'un conseiller bénévole
Les conseillers bénévoles d’IDEAS sont à même d’analyser la situation d’un organisme à but non lucratif, tant sur le plan financier que sur celui de son organisation et de sa performance, puis d’accompagner les collaborateurs dans un processus d’amélioration continue de leurs pratiques, tout en tenant compte de leurs contraintes et objectifs.
Les conseillers bénévoles sont des professionnels rompus à l’exercice des métiers de direction d’entité, management d’équipe, stratégie, RH, conduite du changement, gestion de projet, communication, finances, expertise comptable, commissariat aux comptes, contrôle de gestion, droit, marketing, qualité…
Ils interviennent en binôme.
Les 3 phases de l’accompagnement
Réaliser un diagnostic de l’organisme
à partir du Guide des Bonnes Pratiques.
Accompagner les dirigeants dans l’optimisation de leurs pratiques
par la mise en œuvre d’un plan d’actions visant notamment à produire les livrables identifiés lors du diagnostic.
Après l’obtention du Label
poursuivre la mission d'accompagnement à l'amélioration continue et s’assurer de la bonne communication autour du Label.
Découvrez le témoignage de Marie-Claude Libois, conseillère bénévole
« C’est dans le cadre professionnel que j’ai découvert et que j’ai été convaincue du bien-fondé de la démarche IDEAS, à la fois exigeant mais bienveillant.
De plus en plus, le monde associatif est confronté à l’exigence de bonnes pratiques pour communiquer la vision portée, formaliser la stratégie, mais surtout pour rendre compte tant de l’emploi des fonds que de l’efficacité de ses actions. L’utilité sociale se doit d’être portée et partagée.
Être conseillère bénévole IDEAS m’a permis de magnifiques rencontres !
Accompagner des structures est toujours source de réflexion sur différents sujets, d’échanges forts, et quelle fierté de voir progresser des structures jusqu’à obtenir ensemble le label et s’impliquer pleinement pour une amélioration continue ! Je souhaite remercier les administrateurs, salariés, bénévoles, des associations et fondations qui nous font confiance dans cet accompagnement et nous apportent tant par leur enthousiasme et leur volonté de bien faire avancer les justes causes qu’ils défendent. »
Contactez-nous pour en parler
"Philanthropie d’utilité publique" par Yannick Blanc
Découvrez l’article de Yannick Blanc, Président du Comité Label IDEAS pour le dossier “Mécénat” de JurisAssociations n°704.
"Philanthropie d'utilité publique"
Face aux besoins grandissants d’engagement des citoyens et des acteurs privés pour répondre aux enjeux de la société et de la planète, les procédures existantes pour qualifier un projet ou une action d’intérêt général sont obsolètes. Il faut redonner sa juste place à la délibération sur l’intérêt général dans le processus législatif.
Le juge recourt à la notion d’intérêt général lorsqu’il doit qualifier une situation pour arbitrer un conflit de normes, notamment un conflit entre un droit fondamental attaché à l’individu et une norme législative d’intérêt collectif ou renvoyant à l’activité de l’État : service public, travaux publics, ordre public, domaine public. « Le juge n’évoque pas l’intérêt général lorsque cela n’apporterait rien à sa décision ou à son argumentation ; il s’appuie en revanche sur lui lorsqu’il manque d’éléments juridiques pour rendre et sans doute plus encore pour motiver sa décision. » L’intérêt général se présente comme un « régulateur » au sens littéral du terme, c’est-à-dire comme un instrument permettant de faire varier l’intensité avec laquelle on applique la norme. Il ne sert donc pas à définir, mais à apprécier.
Le champ d’utilité publique
La notion d’utilité publique intervient dans deux procédures qui n’ont apparemment aucun rapport entre elles, mais qui sont en réalité rigoureusement symétriques : la déclaration d’utilité publique (DUP) et la reconnaissance d’utilité publique (RUP). La première permet de donner un fondement légal à l’expropriation afin de construire un ouvrage public. Elle consiste à faire la démonstration que l’utilité collective d’un ouvrage prévaut sur la garantie constitutionnelle du droit de propriété et, plus largement, sur les intérêts qui pourraient s’estimer lésés par cet ouvrage : « Elle a désormais pour fonction primordiale de consacrer en tant que tel l’intérêt général qui s’attache à la réalisation d’un projet. » La seconde est l’acte juridique qui incorpore une personne morale de droit privé au champ de l’action publique, ce qui lui permet notamment de faire prévaloir son droit sur celui des héritiers. Dans la DUP, le propriétaire privé s’incline devant l’utilité publique, moyennant une juste indemnisation ; dans la RUP, la puissance publique s’incline devant l’initiative privée, moyennant le respect par celle-ci de certaines règles. Il s’agit dans les deux cas d’un décret en Conseil d’État, l’intervention de la haute assemblée qualifiant a priori l’intérêt général d’un projet que le juge administratif apprécie a posteriori.
Les limites de l’appréciation administrative et de l’encadrement fiscal
C’est donc très abusivement que l’on appelle « reconnaissance d’intérêt général » le rescrit délivré par l’administration fiscale. Les articles 200 et 238 bis du code général des impôts (CGI) ne « définissent » d’ailleurs pas l’intérêt général, mais identifient trois critères (non-lucrativité, gestion désintéressée, non-restriction de la qualité de bénéficiaire) et douze domaines d’action (philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel, patrimoine artistique, égalité femmes-hommes, environnement naturel, langue et culture françaises) qui s’ajoutent au caractère d’intérêt général non défini pour permettre la déductibilité fiscale des dons.
La démarche du juge administratif et celle de la législation fiscale sont donc diamétralement opposées : le premier qualifie au cas par cas l’intérêt général d’un projet en fonction de son utilité pour le bien commun tandis que la seconde énonce une série de critères limitant a priori cette capacité d’appréciation. On comprend que le besoin de sécurité fiscale suscite la demande d’une définition légale de l’intérêt général, mais celle-ci est vouée à l’échec, le législateur ne pouvant octroyer un pouvoir d’appréciation sans limites à l’administration fiscale. Comment sortir de ce dilemme ?
Qu’il s’agisse de philanthropie, d’initiative citoyenne ou d’entrepreneuriat social, l’appréciation de l’intérêt général n’a d’effet utile que si elle est tournée vers l’avenir en s’appliquant à un projet et, dans une large mesure, à des modalités d’action nouvelles. Pour cette raison, elle ne devrait être confiée ni au juge, qui a vocation à intervenir après coup, ni à l’administration, toujours anxieuse de ne pas créer de précédent qui pourrait la lier, a fortiori à l’administration fiscale dont la mission est de veiller au grain et non de faire preuve d’audace.
Le besoin d’innovation pour changer de modèle philanthropique
La transition écologique, le vieillissement démographique, les besoins en santé publique ou en éducation sont à l’évidence des enjeux essentiels d’intérêt général de notre époque. Leur ampleur et leur complexité défient les modalités classiques de l’action collective, comme le montrent les échecs ou les insuffisances de la fiscalité (taxe carbone), des normes réglementaires (agriculture), ou de la gestion par la performance (crise d’attractivité des métiers du lien et du soin). La société a, dans ce domaine, un besoin vital d’explorations et d’innovations se situant aux limites de l’action publique, de l’initiative citoyenne et du projet entrepreneurial. L’État doit répondre à ce besoin sous contrainte budgétaire. Puisqu’il est question de déroger à des règles établies et de fiscalité, c’est au législateur qu’il revient d’encourager mais aussi de contrôler ces innovations, comme il l’a fait avec l’expérience « Territoires zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) en autorisant, pour une durée déterminée, à déroger à l’affectation des crédits d’indemnisation du chômage sur un nombre limité de territoires, moyennant un dispositif rigoureux de suivi et d’évaluation de l’expérimentation.
Prenant appui sur le succès de cette expérience, le pouvoir législatif pourrait en élargir la logique en adoptant, à la façon d’une loi de programmation pluriannuelle, un texte fixant pour une période de trois ou cinq ans une liste « d’objectifs d’utilité publique » gérés sous forme d’appels à manifestation d’intérêt (AMI) qui donneraient à leurs lauréats la garantie, pour une durée déterminée mais renouvelable, d’un régime d’exonération fiscale sous conditions de transparence et d’évaluation. Il s’agit ici de tirer simultanément les leçons de la dynamique encore inachevée des objectifs de développement durable (ODD), de celle du crédit d’impôt recherche (CIR), efficace mais insuffisamment contrôlé, et de celle de TZCLD évoquée plus haut.
Plutôt que de vouloir à tout prix limiter la dépense fiscale générée par les actions d’intérêt général – ce qui revient à considérer qu’il ne faut pas trop en faire pour le bien commun –, il paraît plus pertinent, dans la perspective de rigueur budgétaire qui s’annonce, d’organiser la délibération collective sur les contributions alternatives à l’impôt.


Article paru dans le dossier “Mécénat – Qui ne risque rien…” du JurisAssociations n°704 de septembre 2024.
[Interview] "Comment les associations caritatives utilisent-elles les dons ?" - Suzanne Chami sur France Culture

Ce mercredi 8 janvier, Suzanne Chami, Déléguée Générale de l’Institut IDEAS, a eu le plaisir d’être interviewée dans l’émission « La Question du Jour » sur France Culture par Marguerite Catton.
Thème abordé : « Comment les associations caritatives utilisent-elles les dons ? »
Une belle opportunité pour souligner l’importance de doter associations et fondations des moyens nécessaires pour mener leur mission dans les meilleures conditions et répondre à leurs exigences.