Le conseil d’administration de l’Institut IDEAS accueille un nouvel administrateur : Elie Rotenberg
L’Institut IDEAS a le plaisir d’accueillir un nouvel administrateur : Elie Rotenberg. Découvrez son parcours au travers d’une courte interview.

Elie Rottenberg
Pourriez-vous vous présenter en quelques phrases ?
“Quare hoc quidem praeceptum, cuiuscumque est, ad tollendam amicitiam valet; illud potius praecipiendum fuit, ut eam diligentiam adhiberemus in amicitiis comparandis, ut ne quando amare inciperemus eum, quem aliquando odisse possemus. Quin etiam si minus felices in diligendo fuissemus, ferendum id Scipio potius quam inimicitiarum tempus cogitandum putabat.
Intellectum est enim mihi quidem in multis, et maxime in me ipso, sed paulo ante in omnibus, cum M. Marcellum senatui reique publicae concessisti, commemoratis praesertim offensionibus, te auctoritatem huius ordinis dignitatemque rei publicae tuis vel doloribus vel suspicionibus anteferre. Marcellum senatui reique publicae concessisti, commemoratis praesertim offensionibus, te auctoritatem huius ordinis dignitatemque rei publicae tuis vel doloribus vel suspicionibus anteferre”
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre l’Institut IDEAS ?
“Quare hoc quidem praeceptum, cuiuscumque est, ad tollendam amicitiam valet; illud potius praecipiendum fuit, ut eam diligentiam adhiberemus in amicitiis comparandis, ut ne quando amare inciperemus eum, quem aliquando odisse possemus. Quin etiam si minus felices in diligendo fuissemus, ferendum id Scipio potius quam inimicitiarum tempus cogitandum putabat.
Intellectum est enim mihi quidem in multis, et maxime in me ipso, sed paulo ante in omnibus, cum M. Marcellum senatui reique publicae concessisti, commemoratis praesertim offensionibus, te auctoritatem huius ordinis dignitatemque rei publicae tuis vel doloribus vel suspicionibus anteferre. Marcellum senatui reique publicae concessisti, commemoratis praesertim offensionibus, te auctoritatem huius ordinis dignitatemque rei publicae tuis vel doloribus vel suspicionibus anteferre”
[29/05] Masterclass "Animer et impliquer son Conseil d’administration" par l'Institut IDEAS au Philanthro-Lab
Masterclass
“Animer et impliquer son Conseil d’Administration”
Le vendredi 29 mai 2026 de 9h30 à 11h
Formation proposée par le Philanthro-Laben partenariat avec l'Institut IDEAS
Masterclass gratuite et inscription obligatoire
Les questions sont nombreuses lorsque l'on souhaite s'assurer de l'efficacité d'un Conseil d'Administration
- Comment faire de votre CA un allié majeur de la réussite de votre projet associatif ?
- Comment favoriser sa capacité à concevoir et mettre en œuvre une gouvernance efficace ?
- Quels outils, pour s’assurer de son implication et de son soutien dans le développement stratégique et opérationnel de sa structure d’intérêt général ?
- Comment mesurer l’efficacité de votre CA ? Les questions sont nombreuses lorsque l’on souhaite s’assurer de l’efficacité d’un Conseil d’Administration.
Cette Masterclass vous propose de choisir quelles bonnes pratiques mettre en œuvre pour votre organisme à la lumière de conseils concrets issus de plus de 15 ans d’expérience en accompagnement d’association.
Les thèmes abordés
- Diversité
- Renouvellement
- Assiduité
- Participation active
- Comités spécialisés
- Auto évaluation
Animation

Marie-Bernard Delom,
Présidente de l’Institut IDEAS

Éric Soyer,
Conseiller bénévole IDEAS
Le Philanthro-Lab, en bref
Le Philanthro-Lab est implanté au sein de l’Hôtel de la Bûcherie, dans le 5e arrondissement de Paris. Sa vocation est d’être un lieu de rencontres et d’expérimentations regroupant des dizaines d’acteurs associatifs et philanthropiques réunis par l’envie de développer la culture du don et de l’engagement sous toutes ses formes. Avec son programme d’incubation, il agit aux côtés d’acteurs engagés dans l’émergence, le développement et la pérennisation de projets associatifs.
"Les organisations non gouvernementales en crise : la triple peine" par Chakib Hafiani

Découvrez l’article de Chakib Hafiani, Expert, audit et évaluation de projets internationaux, pour le dossier “Solidarité internationale – La fin d’une époque” de JurisAssociations n°734.
"Les organisations non gouvernementales en crise : la triple peine"
Le contexte international impacte directement les activités des organisations non gouvernementales (ONG), bien plus que les associations dites « classiques ».
En cause :
- la multiplication des conflits dans
plusieurs pays et leur persistance durant
plusieurs années, aboutissant à des conflits
dits figés. C’est l’urgence qui dure ; - l’accélération des changements climatiques dans plusieurs régions du monde, avec des déplacements massifs de populations ;
- enfin, l’accroissement de l’insécurité physique et sanitaire.
Tous ces facteurs – souvent concomitants – augmentent significativement les besoins de base des populations vulnérables ou victimes.
La situation géopolitique actuelle se dégradant à vue d’œil, les ONG font face à une triple crise ou défi.
Une crise financière
L’arrêt brutal de l’essentiel des programmes de l’Usaid en janvier 2025 a eu l’effet d’un tsunami. L’aide publique au développement (APD) de plusieurs pays a été réduite d’une manière drastique. Ainsi, en France, cette aide a diminué en 2025 de 37 % par rapport à 2024, en dépit des promesses de sanctuarisation.
L’impact est colossal. Ce sont des centaines de projets humanitaires soudainement arrêtés, des centaines de milliers de personnes bénéficiaires abandonnées à leur sort, et les contrats de milliers de travailleurs humanitaires interrompus. Les ONG françaises, dans leur majorité, ont perdu jusqu’à 50 % de leurs ressources, les obligeant à des licenciements. C’est un plan social d’une grande ampleur qui est en cours.
Une crise d’application du droit
Le droit international a souvent été bafoué ces derniers mois par certains pays, ceux-là mêmes qui ont contribué à en créer le cadre et les structures. Le retrait massif de la première puissance mondiale de dizaines d’organisations internationales et la remise en cause méthodique de la Cour pénale internationale et de ses magistrats envoient un très mauvais signal à tous les pays.
Les principes du droit humanitaire (humanité, neutralité, impartialité, indépendance) sont régulièrement bafoués. Des atteintes graves sont portées à la neutralité du personnel humanitaire, voire à son intégrité physique. Certains pays créent eux-mêmes des ONG « sur catalogue » pour contourner ces principes, en se donnant l’apparence d’acteurs humanitaires qui, en réalité, sont au service d’idéologies purement politiques. Enfin, certains pays ont recours à des artifices juridiques dans des semblants d’agrément pour empêcher les vraies ONG d’opérer au service exclusif des populations dans le besoin.
Une redevabilité exigeante et une conformité toujours plus étendue
La redevabilité et la conformité sont indispensables, surtout lorsqu’il s’agit de financements publics et de dons privés. Les règles et les procédures ont permis la professionnalisation des acteurs humanitaires et le renforcement de la gouvernance opérationnelle et financière des programmes humanitaires ; elles nécessitent du personnel plus nombreux, plus formé et avec des qualifications sans cesse renforcées, ainsi que des outils de gestion plus intégrés, plus sécurisés et plus coûteux. Or il est notoire que les coûts de gestion – ou ce qui est communément appelé « coûts indirects » (overhead cost) –
sont sous-financés, ce qui met les ONG sous tension budgétaire.
Malgré ce contexte ambiant, il y a des raisons d’espérer quand on voit la mobilisation exceptionnelle des ONG, la diversification des financements en cours et l’engagement de la société civile – notamment la jeunesse, très sensible aux valeurs d’universalité et d’humanité. À condition de gagner la bataille du récit. Bonne lecture !


Article paru dans le dossier “Solidarité internationale – La fin d’une époque” de JurisAssociations n°734 du 1er mars 2026.
[Replay] Webinaire "Élaborer une charte éthique "DAPAT x Institut IDEAS
Retrouvez le replay du webinaire "Élaborer une charte éthique", événement organisé par DAPAT Tisseurs de Liens avec la contribution de l'Institut IDEAS.
En quelques mots...
La charte éthique est bien plus qu’un document : c’est un outil qui rassemble et qui donne le sens du projet associatif. En construisant un cadre commun, elle aide à aligner les pratiques et à clarifier les principes qui guident l’action au quotidien.
Ce webinaire vous propose un éclairage concret autour :
- des apports essentiels d’une charte éthique pour les associations,
- des étapes clés pour la construire collectivement,
- des points de vigilance à anticiper,
- d’exemples et retours d’expérience issus du terrain.
Un temps conçu pour repartir avec des repères pratiques et une démarche claire à mettre en œuvre au sein de votre structure.
Intervenants :
Jean-Henri MICHAU
Responsable Organisation, Méthodes et Engagement des bénévoles
Institut IDEAS
Frédéric CERTAIN
Président du Comité d’éthique chez Hamap Humanitaire
Conseiller bénévole, Institut IDEAS
Florence DUMEZ
Présidente du Comité d’éthique du Réseau des Banques Alimentaires
Conseillère bénévole, Institut IDEAS
DAPAT Tisseurs de lien, en bref
Depuis sa création en 2020, DAPAT soutient les femmes en détresse en s’appuyant sur les associations qui agissent pour les accompagner sur le chemin de la reconstruction pour rebondir.
DAPAT Tisseurs de liens est une structure informelle devenue réseau, un réseau devenu levier.
L’objectif ? Relier les énergies, mutualiser les savoirs, amplifier les actions, car derrière chaque association accompagnée par DAPAT, des équipes innovent, et ont un besoin constant de formation, d’outils, de contacts.
"L'urgence de réaffirmer des convictions claires et partagées" par Suzanne Chami

Découvrez l’article de Suzanne Chami, Déléguée générale de l’Institut IDEAS, pour le dossier “Solidarité internationale – La fin d’une époque” de JurisAssociations n°734.
"L'urgence de réaffirmer des convictions claires et partagées"
Les organisations de solidarité internationale font face à un mouvement de défiance et de remise en cause inédit. Dans ce contexte tempétueux, comment redéfinir les fondamentaux qui rassemblent et motivent les personnes engagées dans l’action?
Comment s’assurer de la pertinence des choix opérés ? La réponse est à bâtir autour d’un projet associatif clair, cohérent et partagé.
Autrefois célébrées pour leur impartialité et pour leur mission, menée au nom de principes universels encadrés par le droit international humanitaire (DIH), les organisations non gouvernementales (ONG) doivent désormais faire face à une remise en cause de leur action et de son cadre juridique. Cette défiance, conjuguée à des restrictions budgétaires drastiques et à des exigences de redevabilité toujours plus élevées, les contraint à adapter leur organisation dans toutes ses dimensions.
Opérer les choix pertinents, adaptés à cet environnement
Suspension de projets, ajustements des effectifs, révision des partenariats ou encore interrogation du modèle socio-économique : les chantiers à conduire sont nombreux.
La réactivité et l’agilité sont les maîtres mots des ONG pour faire face à des changements brusques, imprévus et cumulatifs. Cette faculté d’adaptation s’inscrit néanmoins
dans un cadre de compliance et conformité toujours plus lourd, qui peut limiter ces qualités qui font leur force d’intervention. Dans cet environnement à la fois contraignant mais aussi volatil et incertain, comment garder le cap et s’assurer que l’on partage toujours la même vision et les mêmes objectifs ?
Pour traverser la tourmente, un projet associatif réaffirmé et partagé
Résultat d’une réflexion collective, le projet associatif présente la vision, la mission, les valeurs de l’association, en cohérence avec les statuts. Son mode d’élaboration – collaboratif – est le garant d’une vision partagée au sein des équipes, salariées et bénévoles, et d’actions conduites en conformité avec ses valeurs. Quand les principes et les valeurs, tenus pour universels, viennent à être questionnés, la démarche de formalisation collaborative du projet associatif permet de réaffirmer ses convictions et de redéfinir le cap face aux incertitudes.
En interne, le projet associatif fédère et mobilise les énergies et les moyens. À l’extérieur, il donne à voir et rappelle l’universalité des principes de l’action de solidarité internationale, au nom de l’intérêt général. Il redonne de la voix et de la visibilité à ceux qui en sont privés, victimes des conflits et des catastrophes.
Son élaboration sera utilement éclairée
par un travail de cartographie des parties
prenantes de l’association. Leur identification et la qualification des relations entretenues avec chacune d’elles, en termes d’influence et de pouvoir réciproques, positionnent stratégiquement la mission de l’association, de façon argumentée et objectivée. C’est aussi une analyse utile pour élaborer la stratégie partenariale et mettre en œuvre les coopérations, indispensables en temps de crise.
Après la fin, les moyens
L’exercice de cartographie des parties prenantes permet aussi de repenser le modèle socio-économique, indissociable du projet associatif. Face à la complexité accrue de la recherche de financements, cette analyse éclaire les choix à opérer et priorise les actions à mener.
En conclusion, un projet associatif clair et partagé est la clé de voûte qui permet de conjuguer exigence, professionnalisme et sens des actions. Parce que les ONG incarnent une humanité qui les dépasse, le réaffirmer au travers du projet associatif revisité est désormais une nécessité.


Article paru dans le dossier “Solidarité internationale – La fin d’une époque” de JurisAssociations n°734 du 1er mars 2026.







